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Vous êtes à ce jour plus de 3500 lecteurs et lectrices à nous suivre.

Plusieurs d’entre vous et en particulier un grand ami Xavier

nous ont demandé de rentrer plus dans les détails de notre histoire.

Nous avons bien compris vos messages

Nous allons  dans les prochains épisodes vous en dire encore plus, encore plus….. !

 

 

 Carlos, mimi et la sincérité

 

      Plus nous avançons dans nos souvenirs, et plus je ressens l’angoisse des débuts de mon métier d’artiste. Mais avant tout laissez-moi-vous dire combien je suis déçu de ce qu’est devenu le château des Milandes, un business sur le nom de Joséphine, je pense que je n’y retournerais plus jamais. Ce cher Jean-Claude Brialy qui avait écrit et présenté le spectacle de Joséphine à Montes-Carles puis a Parisserait,je le pense déçumais pas totalement surpris. Malheureusementles, gens de cœur disparaissent petit à petit tout comme l’élégance.

      
Pour en revenir a ce que fut mon métierje n’étais pas trop « équipé pour », j’avais reçu de mes parents une bonne éducation, je me souviens de claquer des talons en faisant le « baise main ». Je n’ai jamais goûté aux drogues ni à quelques stupéfiants que ce soit sauf une fois ou mes artistes me trouvant un peu coincé avaient préparé à mon insu une cigarette quelque peu bizarre que j’avais surnommé «affreusement-d’isiaque ». L’effet attendu n’a pas été celui espéré de tous, j’ai senti ma tête tourner quelques frissons dans tout le corps et une envie de vomir. Je suis allé me reposer et le lendemain après une nuit agitée, j’avais compris que ce n’était pas mon « truc » mais avant chaque émission TV, je voyais quelques artistes se partager ce bout de mégot qu’ils fumaient jusqu’au bout, alors que j’angoissais eux, ils étaient de plus en plus détendus.


      
Durant ma carrière, il y a eu des personnages difficilement oubliables tant ils furent gentils, simples, et fidèles tel est le cas de Carlos et sa compagne Mimi. J’ai connu Carlos un soir d’été, où il officiait comme secrétaire de Sylvie Vartan, il était en tournée dans les casinos de la côte normande. Plus tard, je l’ai retrouvé comme chanteur sur la scène de l’Olympia où il se produisait avec Sylvie Vartan. Il n’avait pas changé, toujours aussi simple pas la grosse tête fidèle comme il l'a toujours été et heureux à chaque fois que nous nous retrouvions. Dans sa loge, ils nous arrivait de parler longuement, parfois Sylvie entrait rayonnante de bonheur.


      
Mimi et Carlos étaient nos deux amours, nos routes se sont croisées bien souvent, c’était la magie des tournées le Sénégal, le Maroc ou parfois chez eux à Paris où ils habitaient un superbe appartement au-dessus du Drugstore à Saint-Germain desPrès. Carlos faisait partie de cette race d’artistes vrais avec Line Renaud, dont je consacrerais un chapitre car elle le mérite. Bien d’autres comme « La bonne du Curé » débordaient de gentillesse et d’amitié suivant l’importance de la médiatisation qui leur était offerte. Comme l’on dit dans le jargon du métier ces gens-là sont « Chow-bizz ».


      
Carlos était très généreux de cœur, il n’oubliait jamais ses amis, devenu rapidement un personnage, il était dans la vie tout ce qu’il était sur scène joyeux souriant, il aimait faire la fête. Dans notre métier, il existe plusieurs catégories d’artistes ceux qui imaginent, ceux qui inventent, ceux qui copient souvent donneurs de leçons, parfois vulgaires à qui la chance de « cocus » ouvre très largement ses bras, mais toutes les vérités n’étant pas toujours bonnes à direJ’en resterai là pour cette fois……….

      Carlos n’entrait dans aucune de ces catégories, je me souviens au cours d’une tournée d’été où il passait sur le Podiumd’Europe1, nous nous étions retrouvé au Cap-d’Agde ou nous étions également en tournée. Après le spectacle, nous nous sommes réunis tous avec nos artistes pour boire un verre. Au bout d’un moment Carlos me paraissait inquiet en ne voyant pas Gérald et me demanda ou il était… ? Je lui ai expliqué que Gérald n’était pas toujours avec nous et qu’il venait d’ouvrir un Bar-Restaurant le «Sunset-Boulevard » à Marrakech, car nous avions besoin de diversifier nos activités, mais qu’en aucun cas, nous ne nous étions séparés. Je l’ai senti soulagé.

      
Le soir de son gala sur l’immense podium rehaussé d’écrans géants Carlos à interprété le rituel de ses succès, mais également de magnifiques chansons moins connues, mais tellement prenantes par la richesse des textes mélange de beauté et de poésie. A la fin de son tour de chant il  mit  un genou à terre comme pour s’adresser à moi en m’offrant sa dernière chanson. J’ai aperçu des larmes sur son visage se mélanger à la sueur de son front.

      
Lorsqu’il a commencé à avoir des problèmes de santé, je l’appelais souvent ainsi que Gérald pour avoir de ses nouvelles, à chaque fois, il nous rassurait avec pudeur et respect, mais nous restions tout de même très inquiets.

      
Plusieurs mois sont passés, je suis à mon tour tombé malade et lorsqu’il est décédé, je n’ai pu assister à ses obsèques. Depuis ma chambre d’hôpital en regardant la télévision, j’ai vu qu’il avait un eu cercueil tout blanc.

      
L’année suivante, une messe à été dite à St Germain des Près. J’ai revécu tous les bons moments ensemble, nos débuts, nos succès les nuits blanches passées à rire et à chanter. C’est lui aussi qui nous avait annoncé la disparition de Claude François lorsque nous étions à Agadir, il était venu accompagné du chef de promotion de CBS disques France qui était à l’époque notre label avec Jean Eckian notre Directeur Artistique.

      
C’est aussi lui qui le jour ou notre meilleur artiste Renaud(de Verneuil) sosie de Gainsbourg nous à quitté brutalement pour rejoindre les étoiles de la nuit à téléphoné pour présenter ses condoléances, il a été le seul à le faire.

      
Carlos avait une maman célèbre Françoise Dolto qui lui avait donné beaucoup d’amour.

      
Pour clore ce chapitre, je dois ajouter que Carlos cet admirable ami à été comme nous et bien d’autre, victime du « plagia». Toujours digne, il est resté et restera avec Mimi dans nos cœurs et nos pensées. Si comme beaucoup d’entre nous, j’ai des défauts, on ne peut me reprocher l’infidélité, c’est peut-être là mon plus grand défaut….. !