Premier bain de foule

Claude FRANCOIS 2  (suite)

PREMIER BAIN DE FOULE

Le jour ou Claude préparait « Télé –dimanche » le vendredi je partais avec l’équipe à la Maison de la radio. A peine arrivé, je voyais une foule de «  fans »  qui avançaient  vers la voiture en scandant mon prénom, très étonné ressentant une certaine fierté  Je venais de réaliser que j’étais entré dans le monde d’un « Dieu de la variété » et que j’avais le privilège et la chance de l’approcher. Ces fans me demandaient des choses incroyables, des mèches de cheveux, des sous vêtements ayant servis,  etc.…  De  retour avec Claude pour les répétitions au Théâtre 102, BARRY RYAN  qui faisait un triomphe avec sa chanson « ELOISE » répétait sur scène lorsqu’il m’aperçu il me fit un grand bonjour ! Ce qui agaça Claude qui aussitôt me fit  des réflexions donc il me fallait  comprendre que je devais rester ‘effacé’. Une autre fois en Italie dans un « restaurant night-club » j’ai été pris d’envie de danser et Claude est arrivé en me donnant un bon coup de coude dans le foie, ponctué d’un « je n’aime pas les secrétaires qui se prennent pour des vedettes ! ».Le jour de l’émission TELE DIMANCHE  « ambiance » la jeune fille qui faisait l’intérim que je laissais souvent  préparer les petits déjeuners boulevard Exelmans essayait par tous les stratagèmes de me pousser à partir, en mettant par exemple parmi les costumes dont j’avais la charge un pantalon déchiré ou bien taché dans la loge de Claude qui en constatant ces erreurs rentrait dans une colère incontrôlable et cassait tout autour de lui.

            Sur la scène du Théâtre 102, alors que j’étais sur le côté à tenir le fil du micro, me relevant brutalement je m’ouvris le cuir chevelu sur l’arrête de la sono, le sang giclait, le public m’apercevant dans cet état s’est mis à crier, ainsi que Denise Fabre qui présentait l’émission avec Raymond Marillac. Malheureusement une camera dans ma direction diffusa mon image en gros plan car c’était du direct, et c’est ainsi qu’un dimanche d’un mois  de Novembre, ma très chère Mère à découvert que son fils était au service de Claude François. Je ne lui avais pas dit, pour raison personnelles, car de faux bruits couraient sur la sexualité ambiguë de Claude alors  que c’était était un coureur de jupons.

Après les séries TV départ pour le premier gala. Claude avait une puissance de volonté et de travail assez peu commune. Un jour nous partions pour un gala dans la banlieue de Lyon plus exactement à  Bron (sous chapiteau). Le travail d’un secrétaire à pour tache de tout préparer à l’avance et emmener sur scène : kleenex, whisky 15 ans d’âge dans un flacon en argent, coca ,Pernazène, chlhorazolyne a poser sur le clavier, puis tenir le fil du micro à l’époque il n’y avait pas de micro HF et suivre l’artiste dans ses déplacements sur scène et veiller à ce qu’il ne se prenne pas les pieds dans le câble ainsi que les Clodettes, (sinon remarques désobligeantes)  avec en prime dans les oreilles la puissance insupportable de la sono. Le show se déroulait toujours superbement bien, les musiciens étaient magnifiques ainsi que les filles, qui avaient elles aussi droit « aux remarques désobligeantes ». Pour moi c’était le 7eme ciel. A l’époque  j’étais jeune, je dansais comme un fou et je connaissais parfaitement toutes les chorégraphies. Les versions scènes des chansons étaient accélérées. Le publique était rapidement en transe « cherche ! Cherche ! » était le titre d’entrée du spectacle, une fois le show terminé j’étais totalement sourd pendant presque trois jours. j’accompagnais Claude dans sa loge, et c’est là que Paul son agent m’à parlé et ma dit « Claude est un artiste, mais n’en est pas moins un homme » .je m’attendais au pire, mais on m’expliqua qu’a chaque gala dans chaque ville une fille arrivait avec une carte de Claude dédicacée comme suit « A ma Fiancée » c’était le mot de « passe » Le gala prenait fin et je restais a l’attendre dans un bar de Lyon « les Ecuyers » pendant qu’il suivait sa séance de « thérapie nocturne ». Une fois terminé il venait me chercher en voiture et nous prenions la route pour le « moulin ».Pendant le trajet en pleine campagne, il voulait boire de l’eau nous nous sommes arrêté dans un village j’ai  trouvé une pharmacie par chance le pharmacien habitait au dessus. J’ai sonné  le Pharmacien à ouvert sa fenêtre, je lui ai dit « Ma femme est dans la voiture avec le bébé, il me faut absolument de l’eau ». Il m’à ouvert la pharmacie, j’ai récupéré une bouteille d’eau, en m’excusant pour le dérangement et nous avons repris la route. Claude à pris la bouteille, a bu deux gorgées et la jeté à l’extérieur de la voiture  !....Une autre fois je sortais de  chez son couturier « CAMPS » qui plus tard portera le nom de  « Camps de Lucas » qui se trouvait à La Madeleine a côté de chez Fauchon, Claude me demanda une pomme je suis allé lui en trouver une et je la lui ai ramenée, il la prise la croqué et la jeté.

            Après toutes ses épreuves j’ai craqué de fatigue Claude s’aperçu que je m’étais endormi il à continué à conduire jusqu’au « Moulin » Nous sommes arrivés  au petit matin Isabelle sa femme est venue nous accueillir, en annonçant a Claude qu’elle avait eu un accident sans gravité avec « chouffa ». Elle nous a servit un « breakfast » et tranquillement dans le salon près de la cheminée, nous avons parlé  musique, spectacles et il m’a aussi parlé de ses radios branchées sur l’Angleterre qu’il écoutait souvent afin de dénicher le premier les titres dont certains lui allait à merveille. La fatigue se faisait sentir  je suis allé avec sa permission  me coucher dans l’aile du « moulin » j’ai traversé le grenier où dormais Tara son maître d’hôtel Egyptien ainsi qu’une chambre ou dormait un jolie  petit bébé. J’ai su  que c’était COCO le fils de Claude. Epuisé je me suis endormis épaté par la puissance physique de Claude, car en moins de 24h il avait conduit de Paris à Lyon et retour, fait son tour de chant (concert épuisant) puis son intermède sexuel a Lyon le repas sur la route et nous sommes arrivé au lever du soleil .

 

La Dame en noir

 

Avenue Bugeaud 

 

Avec Cyril nous avions pris un grand studio avenue Bugeaud dans le XVI è arrondissement lorsqu’il commença à travailler avec Claude François.

 

J’avais mis en standby mon travail de secrétaire de Star pour être plus souvent auprès de Cyril et  l’aider dans son nouveau job. J’avais fait un mauvais choix car Claude François accaparait Cyril de façon abusive et nous n’avions plus de temps pour nous.

 

Un jour Cyril me téléphone du bureau de Claude et me dit « j’arrive ce soir pour trois jours » c’était une bonne nouvelle malheureusement une heure après il me rappelait pour me dire qu’il ne viendra pas car un voyage à Rome venait d’être programmé en dernière minute.

 

Je passais mes journées à faire du shopping car il me fallait sortir de la maison ou je m’ennuyais mortellement. Lorsque Cyril était en studio ou chez le coiffeur avec Claude je téléphonais en me faisant passer pour le demi frère de Cyril ce qui amusait beaucoup Claude mais mes appels successifs commençaient à lui déplaire jusqu’au jour ou il dit à Cyril « tu diras a ton demi-frère qu’il oublie le téléphone ». Je me suis calmé puis un soir sans avertir Cyril à débarqué à la maison avec les bagages de Claude contenant son maquillage.

 

J’avais a cette occasion programmé un bon week-end,  mais dans la soirée Claude à téléphoné demandant à Cyril de se préparer pour un voyage à Londres le lendemain. Fou de rage je me suis vengé sur les maquillages de Claude en en jetant une bonne sans me douter que tout retomberai sur la tête de Cyril.

 

Je finissais par aimer beaucoup le studio que nous habitions, dans cet l’immeuble assez cossu ou résidait également une personne qui nous inquiétait par son allure et ses grosses lunettes sombres, elle était toujours vêtue d’une grande robe noire style caftan sur lequel de long cheveux châtain foncé descendaient jusqu’au bas du dos. Nous sommes restés longtemps à nous saluer parfois dans l’ascenseur ou bien à l’entrée de l’immeuble sans jamais engager la moindre conversation.

 

Un certain soir alors que Cyril et moi prenions tranquillement une coupe de champagne, on sonnait à la porte. Je me suis empressé d’aller ouvrir curieux de savoir qui pourrait venir sans avoir au préalable téléphoné pour nous avertir d’une éventuelle visite. Derrière la porte plantée droite comme un piqué « la dame en noir » faisait son apparition. Elle portait dans un sac une bouteille de champagne bien fraiche qu’elle proposait de partager avec nous sous le prétexte de faire plus ample connaissance.

 

Nous avons appris d’elle qu’elle était danseuse au Lido mais ce job n’était qu’une couverture car son activité principale et bien plus rentable était «Call-Girl  ». Nous ne connaissions pas très bien cette fonction et notre curiosité nous a poussés à en savoir un peu plus. Avec beaucoup de tact et de délicatesse pour ne pas trop nous choquer elle nous a  expliqué qu’elle était rémunéré grassement pour accompagner dans des soirées mondaines des hommes d’affaires très important à travers les grandes capitales du monde .Après quelques coupes de champagne elle avoua  nous trouver très mignons de part notre allure et notre style,  nous avions tout ce que recherchent certaines personnes qui désirerais une compagnie juste pour des sorties dans des grands restaurants ,au casino ou bien encore pour des spectacles contre quelques beaux dollars. En quelque sorte elle nous offrait une opportunité d’arrondir nos fins de mois.

 

« La dame en noir » nous quitta fort tard dans la soirée pour regagner son appartement juste au dessus sans avoir reçu de notre part la réponse favorable qu’elle attendait et qu’elle na jamais eu.

 

Ce fût un instant d’émotion « la dame en noir » avait disparût comme elle avait apparût derrière une porte sombre qui une fois fermée ne laissait derrière elle que le souvenir d’un rêve rapidement oublié.