CLAUDE FRANCOIS !

              et

            CYRIL

Un jour, je reçois un télégramme :

« Téléphoner urgent bureau de CLAUDE FRANCOIS signé Nicole Gruyer. »

Nicole Gruyer était la maman de la petite fille qui chantait en duo avec Claude dans la chanson            « le téléphone pleure »,  et son mari  le père de la petite fille deviendra par la suite notre attaché de presse ; il s’appelait Jean-Paul Barcoff. Au moment où j’écris ce chapitre Je ne savais pas que Nicole était elle aussi décédée et que Michel Drucker, ainsi qu’Alain Chamfort lui avait rendu un hommage vibrant  ainsi que les enfants de Claude, dont je parlerais par la suite.

« Il faut signaler que récemment  les quelques années de maladie avec laquelle je me suis battu m’ont tenue éloignée du monde du Show-Biz ».

Pour continuer le chapitre premier, Je me suis donc rendu à la demande de Nicole Gruyer  au bureau de Claude François rue Clément-Marot dans le 8éme « qui sera par la suite le bureau des producteurs de Village-People qui furent un temps nos producteurs ».

  Après l’entretien j’ai dû prendre mes fonctions immédiatement. Claude venait d’être trahi par son secrétaire qui avait vendu les photos de « Coco » son premier fils, donc beaucoup de méfiance de sa part à mon égard. En voiture j’étais souvent derrière, à coté de la Star Claude Martinez son attaché de presse qui plus tard sera producteur de Coluche avec Paul Lederman, ce dernier me transmettait les désiratas de l’artiste. J’avais une serviette bien remplie avec du maquillage dont du blush, qu’il mettait avant de rentrer dans un établissement de nuit pour effacer les éventuelles traces de fatigue. . .Quelques jours plus tard, on m’annonça que nous partons pour Londres car c’est là qu’en dehors de son bottier (le même que celui des BEATLES) habite et exerce sa chorégraphe Miss Cassandra. Arrivé à l’hôtel Hilton nous prenons place dans une suite a deux chambres. Je refuse car me levant avant et après Claude, je ne voulais pas à être dérangé la nuit. On me donna donc un single. Je me souviens qu’un soir Claude nous ayant invité à dîner au restaurant de l’hôtel ayant consommé un punch, avec la fatigue en plus, je me suis mis à rire de n’importe quoi. J’ai adoré ce voyage car c’était mon premier vol  en Avion.

 Les avions j’en ai pris quelques-uns par la suite. Lorsque nous partions a travers l’Europe, je quittais le boulevard Exelmans avec les costumes de la star sous housse bras tendue vers le haut, j’avais pour mission d’arriver a destination dans la même position afin que les costume ne soit pas froissé. Heureusement je m’arrangeais avec les hôtesses afin d’être assis juste derrière les firsts ce qui me laissait un peu plus de liberté.

                                           Avant de continuer je me dois de  préciser que j’avais une grande admiration pour Claude François, son travail, son talent, sa ténacité, et son élégance. Les artistes sont des gens à part qui vivent différemment des autres. Les angoisses comme les joies sont surmultipliées par une trop grande concentration et une  sensibilité extrême.

«  J’ai bien connu cela jusqu’au jour ou suite à un contrôle de santé, on m’a dit Monsieur  « Si vous n’arrêtez pas immédiatement votre métier, dans 3 mois vous êtes mort » J’ai stoppé mes activités sur-le-champ, trois mois plus tard une leucémie se déclarait  à un stade compliqué. En  arrivant à l’hôpital de Toulouse           le médecin m’a dit. « Vous êtes gros, vous êtes vieux (c’est agréable !) vous allez mourir, qu’attendez-vous de moi… ? ». Mais ceci est une autre histoire……………………… »

Pour en revenir à Claude  il avait son côté humain, lorsque nous étions seuls il adorait sa maman « chouffa » moi également, j’adorais son accent italien. c’était une joie lorsque j’allais « au moulin »de retrouver sa sœur Josette et son beau-frère qui étaient des personnes magnifiques, il y avait aussi le mainate un oiseau très bavard surnommé Paulo , comme son imprésario Paul Léderman . J’ai toujours apprécié Paul Lederman. Je me souviens un jour l’avoir appelé car Claude voulait  son avis quant aux costumes de scène à porter. Je me souviens également nous étions  dans un studio, Paul m’a offert une cigarette, les musiciens se sont immédiatement arrêté de jouer, car connaissant sa réputation à aimer l’argent, ils ont eu un grand moment d’étonnement.  Thierry le Luron avec qui nous avions eu des projets malheureusement interrompus par son décès, m’a dit un jour en parlant de Paul « il me prenait tellement d’argent que je l’ai toujours vouvoyé car je pensais qu’il était plusieurs » c’’était pour l’enregistrement d’HELOISE de BARRY RYAN. (Le titre qui faisait un triomphe)  était bloqué en Edition il y avait une date à respecter et Richard Anthony voulait également enregistrer ce titre ce qui à mon avis lui était vocalement déstiné. Claude avait des problèmes de cordes vocales. Je l’ai accompagné chez son médecin qui a dû intervenir dans l’urgence et je me souviens de ce que Claude à pu souffrir pendant l’intervention. Puis ce fut à nouveau le studio et à force de volonté et un nombre incroyable de prises de son, le titre a été mis « en boite » et à connu le succès que j’entends toujours avec émotion .  cette émotion que nous retrouverons dans le prochain épisode.

 

Le prochain épisode sera publié entre le  1° juin et le 15 Juin.