La folle histoire des Aristocrates sans concession

Résumé de notre Histoire

 

Ce qui va suivre n’est que le condensé de la grande aventure de notre vie liée à notre profession. Nous développerons chaque époque de cette aventure au cours des mois à venir.

Pour les membres d’ »Aristocrates Géneration2 » vous serez averti directement.

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Ce livre n’est pas facile à écrire car nous tenons absolument à conserver une certaine discrétion.

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Notre métier était basé sur la  diversité de la création à savoir l’événementiel de A à Z, l’organisation de soirée Prestiges, imaginer de nouveaux concepts et enfin produire des Spectacles.

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Notre histoire commença en 1967 à Paris.

Chacun de nous étions secrétaire d’artistes Cyril avec F. Alamo, puis Claude François pour finir avec Régine. De mon coté je venais de quitter Peters Holm qui épousa Jhon Collins, pour suivre Nicoleta. Après avoir participé aux barricades de 68 comme infirmiers volontaires, nous décidâmes de nous lancer dans le spectacle et d’abandonner le secrétariat de vedettes que nous trouvions trop caractérielles et capricieuses.

 C’est en 1969 que Daniel MAROUANI installé à Monte-Carlo nous convia dans son bureau pour nous proposer un projet : créer un spectacle inédit en imaginant un tout nouveau concept.

Il proposa de nous appeler

« Les Aristocrates »

Ce fut donc décidé pour ce pseudonyme avec en prime  le choix  entre ISTAMBUL ou NICE. Nous avons opté par prudence pour Nice et c’est  sur cette magnifique place Masséna au  « Whisky à Gogo » dont le propriétaire avait comme beaucoup de patrons de Cabaret une appartenance à ce que l’on nommait à l’époque la « mafia » que nous avons présenté notre premier spectacle.

C’est de Nice que commença cette aventure extraordinaire. Du « Whisky à Gogo » en passant par « le Paradou »  à Marseille,  ou nous nous produisions tous les soirs, nous étions loin de nous douter que nous allions vivre des moments historiques en plein procès de mémé Guerini. Cet établissement était tenu par la belle sœur de  « mémé ». Nous y avons vécu des périodes de joie de peur, et de frayeur.  Les poursuites en voiture dans Marseille armes a la main, les règlements de comptes entre familles dans une ambiance identique a celle du film « Borsalino », n’était que le prélude à cette exceptionnelle aventure.

 Nous étions aimées et protégés des grands Caïds de cette époque redoutable du grand banditisme. Robert le Noir, Mathieu l’indien, Lucien Beau yeux. Cet épisode comme tous ceux qui suivirent méritent vraiment d’être développées dans leurs moindres détails tant ils furent intenses.

 Nos yeux ont gardé en mémoire de cette époque des images étonnantes et nos oreilles des confidences plus que surprenantes. Mais chut…. Il faut faire court pour le moment.

 

Pendant plusieurs années avant de pouvoir nous envoler vers des pays lointains, nous n’avons connu que des cabarets tenus par la maffia. Après Marseille, Lyon « Le Grillon » propriétaire FILLIPI, ou nous avons subit une mitraillade dans le Cabaret en ayant comme consigne quand le calme fut revenu de n’avoir « rien vu rien entendu ».

Et puis ce fût le grand départ le premier voyage et pas des moindres, puisque la destination était Abidjan. Ets-ce un destin, une normalité, la scoumoune…… qui peut à l’heure actuelle encore porter un jugement… ? Nous étions déterminés à  tourner le dos au passé loin derrière nous et ouvrir nos regards sur un tout autre paysage ce qui fut le cas.

La surprise pas forcement à notre goût fût en découvrant dans le quartier africain d’Abidjan à Treichville un établissement portant le nom « Le refuge »  tenu par deux garçons venu de France. Nos chambres situées au premier étage n’étaient pas des plus accueillantes mais nous aurions pu fermer les yeux si ce n’était que des cafards volants énormes perturbaient nos quelques heures de sommeil qui déjà étaient hachurées par des cris d’enfants que l’on malmenait dans le voisinage. Le premier soir de notre spectacle ou nous avions il faut l’avouer remporté un grand succès, en nous approchant du bar nous trouvons une carte de visite du cabaret sur laquelle était écrit :
« Le Refuge, cabaret spectacle, ambiance Pigalle »

Intrigués nous demandons pourquoi « ambiance Pigalle » à Abidjan…….. ? On nous répond que le propriétaire n’était autre que le grand Jo Athias. Encore une fois la Mafia. !. Un séjour de trois mois nous à suffit et quelques deux années après nous remordions à l’hameçon pour revenir a Abidjan, toujours a Treichville, mais pas dans le même cabaret celui-ci s’appelait « Le Treich-cancan » beaucoup plus d’allure, cadre chaleureux, une direction pas des plus  aimable j’irais même dire malhonnête, rien de surprenant il s’agissait encore d’anciens Caïds de Marseille, les Triollo.

De retour en France les Aristocrates se font connaître au Don-Camilo ou nous partageons l’affiche avec J Amadou, H Aufray, L Ruquier entre autres. Nous avions avec la complicité de Jean Vergne le propriétaire des lieux, un peu chamboulé la vocation première de cette institution en présentant un spectacle de transformistes talentueux au regard de la Presse unanime.

Un journal d’extrême droite « Minute » écrivit sur nous : je cite

« Un spectacle total et coup de poing »

C’était au « Georges V » à Paris.

Plusieurs mois voire années dans ce cabaret magique médiatisa rapidement la troupe est c’est dans cet endroit que Patrick Sébastien nous remarqua.

 Entre temps alors que nous travaillions à « l’Ange Bleu » un couple lui Toulousain elle Marocaine, nous proposèrent d’aller chez eux à Agadir une quinzaine de jours pour y présenter un spectacle dans leur restaurant appelé « Chez Mania ». Du jamais vu au Maroc, le triomphe…. ! Le spectacle explose si bien que nous nous associons avec le couple et ouvrons trois mois plus tard la plus grande discothèque spectacle du Maroc 800 places appelé « L’Aristocrates Club ». E. Schneider, P. Sevrant, J. halliday, Térence Hill, Yul Bruner, Carlos etc.…faisaient partie de notre clientèle.

 Nouveau départ pour la troupe lorsque les portes s’ouvrent sur la Famille Royale. C’est chez le frère du Roi Hassan II le Prince Moulay-Abdellah que nous faisons nos premiers spectacles.


Le Maroc était devenu notre deuxième pays et notre popularité ne cessait d’augmenter. Nous avons connu André Paccard décorateur et architecte de S.M le Roi qui mit à notre disposition à Annecy un bateau  le Libellule sur lequel nous devions produire notre spectacle tous les soirs en « dîner croisière » sur le lac.

De gros moyens avaient étaient mis à notre disposition pour mener à bien cette mission. Nous avons connu une époque de grand luxe, nombreux spectacles dans les palaces, voyages en jet privé, réceptions dans les Palais, organisation du jubilé de SM le Roi Hassan II place Djema el Fna 500.000 personnes. Beaucoup de Marocains aujourd’hui se souviennent encore de nous.

 Il n’y a pas eu que du bonheur au Maroc, car des moments difficile se sont produits lorsque nous avons ouvert un établissement a l’extérieur de Marrakech « le Sunset Boulevard » un restaurant dîner spectacle ou nous recevions  la ‘ jet set’ .La jalousie de certains à fait que nous avons été contraint d’abandonner, la façon dont tout cela s’est déroulé sera écrit.

 

 

De retour en France P. Sébastien nous proposa de nous intégrer à son spectacle, les tournées, les TV s’enchaînèrent  le succès se confirma et c’est en 1992 à l’Olympia que tout pris fin. Cette époque nous aura permis de goûter aux joies et aux avantages de la médiatisation tout en sachant que comme « la belle au bois Dormant » la magie de P. Sébastien prend fin au douze coups de minuit. (No comment…. !).


Dans cette belle et riche vie nous avons connu des joies, de la tristesse, de la peur voir des frayeurs, des déceptions, nous avons versé des larmes d’émotions, de peine mais nous avons aussi parcouru une grande partie de la planète, côtoyé des gens très intéressants qui ont enrichi notre culture et ouvert les yeux sur un monde que nous ignorions.


Les Aristocrates existent toujours grâce aux médias et aux plateformes de téléchargement  et leur histoire n’est pas une légende c’est une vie extraordinaire presque incroyable  qui mérite d’être écrite. Heureusement les preuves et documents existent gardées jalousement dans un coin de leur maison de campagne et ne ressortirons que le jour de la parution de ce livre dont vous allez être les premiers lecteurs.

Aujourd’hui nous vivons entre la France et le Maroc.

Nous remercions tous ceux qui nous suivent sur notre page Facebook et sur les réseaux sociaux.

 

PROCHAINEMENT NE MANQUEZ PAS LE PREMIER CHAPITRE DE 

 "La folle histoire des Aristocrates"